Dre Jocelyne Beaudet Membre de l'O.P.Q.
Clinique de Gestion des Émotions et Douleurs
Éviter le fast-food émotionnel

Après être tombée par hasard sur une capsule vidéo de JP Rangaswami ( Plus d'info ) un économiste spécialisé dans les technologies de l’information qui disait que celle-ci pouvait être avantageusement abordée du point de vue de la consommation de nourriture, j’ai eu l’idée d’adopter cette perspective pour imaginer des façons de mieux gérer nos émotions.

De nos jours, toute personne préoccupée de sa santé porte attention à son alimentation. Il n’est plus à démontrer que ce que l’on ingurgite a un effet direct sur notre énergie, nos mécanismes de défense immunitaire, notre état de santé global. Les gras trans, les sucres sont à éviter à tout prix, les fruits, les légumes, les céréales de grains entiers sont un apport à favoriser.

Et si on vous disait que les émotions sont de la nourriture psychique, la colère un gras trans et la tristesse un sucre blanc qui ne procure que des calories vides? Seriez-vous porté à les éviter? Et si on vous disait que les émotions positives sont bourrées de vitamines?

Cette métaphore n’est pas si farfelue puisqu’il ne s’agit que de modifier notre régime émotionnel pour voir s’améliorer notre bien-être et notre santé mentale.

ESPOIR DE GUÉRISON

Le lien entre le Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT) et le Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA et TDAH)

Le trouble déficitaire de l’attention (TDA) constitue un déficit de la capacité à filtrer volontairement l’information qui provient de l’environnement tant interne (pensées, émotions, souvenirs, raisonnements, etc.) qu’externe.

L’incapacité de filtrer volontairement l’information conduit à une hyperstimulation du système sympathique qui a pour fonction la préparation à l’action. L’hyperactivité permet une certaine évacuation de la tension accumulée, c’est pourquoi le TDA est souvent associé avec l’hyperactivité. Cependant, à long terme, surtout si les activités physiques sont limitées, on pourra même observer une dérégulation chronique du système nerveux autonome (SNA).

Par ailleurs, dans le cadre d’un TDA, si l’information à laquelle on est ou on a été exposée constitue une de menace à la survie, la dérégulation du système nerveux autonome (SNA) pourra même conduire au Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT).

Dans tous les cas, l’absence de filtre conduit à la surabondance d’informations qui provoque à son tour des difficultés d’intégration de l’information. Ces difficultés se traduisent habituellement par des oublies, des périodes de distraction ou même de passage à vide (être dans la lune).

Le traitement du TDA ainsi que  le traitement du SSPT requiert que l’on adresse à la fois, le processus cognitif d’intégration de l’information et la dérégulation du système nerveux autonome.

Le traitement actif de l’information est absolument nécessaire pour bien filtrer l’information (faire une sélection et ignorer certaines informations) et procéder à l’intégration efficiente de cette information. Heureusement, il est possible de s’entrainer à adopter un mode de traitement actif de l’information. Cet entrainement consiste à faire sur une base quotidienne des efforts pour engager, maintenir et désengager volontairement son attention. Cet entrainement permet de développer un circuit neuronal transmettant un signal modulateur du centre de l’attention vers le cerveau limbique.

Lorsqu’il y a dérégulation du système nerveux autonome, il faut aussi agir pour rétablir un fonctionnement optimal. Grâce à l’entrainement à la cohérence cardiaque, pour des périodes de 5 minutes trois fois par jour, on peut initier ce processus de stabilisation très facilement. 

Des changements significatifs sont observés après 4 à 8 semaines d’entrainement assidu.

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