Dre Jocelyne Beaudet Membre de l'O.P.Q.
Clinique de Gestion des Émotions et Douleurs
Cessons d'empoisonner nos enfants
Selon une étude publiée le 5 mars dans le Canadian Medical Association Journal, les plus jeunes enfants des classes des écoles primaires sont plus à risque de recevoir un diagnostic de TDAH (trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité) et de se faire prescrire des médicaments potentiellement dommageables pour la santé.

"Mais ces « symptômes » peuvent tout simplement refléter l'immaturité émotionnelle et intellectuelle chez les plus jeunes" disait déjà Todd Elder de l'Université du Michigan et ses collègues en 2010, suite à l’étude de données concernant 12000 enfants.

N’y a-t-il pas ici, la démonstration que le diagnostic de TDAH pourrait trop souvent être le symptôme d’une société malade pour laquelle un défi de développement est considéré comme pathologique et l’enfant médicamenté plutôt que soutenu dans ses apprentissages.

Des parents et des enseignants débordés n’ont pas le temps d’encadrer les enfants pour leur apprendre à gérer leur attention, leurs comportements et leurs émotions. La solution, c’est la castration chimique. Mais qui sont donc les responsables de cet état de situation. Les parents captifs d’une course folle pour gagner toujours plus d’argent pour offrir le meilleur à leurs enfants quand le meilleur c’est la tablette la plus performante et la maison la plus imposante d’un quartier de banlieue qui se donne des allures de royaume? Ou encore, la société dans son ensemble qui laisse les plus riches s’enrichir de façon éhontée et la fraude fiscale devenir endémique, au détriment d’investissement approprié en éducation, pour que les enseignants aient le temps d’offrir le support requis?

Camil Bouchard avait crié haut et fort il y a quelques années pour un Québec fou de ses enfants. Il n’est peut-être pas trop tard pour écouter et cesser de rendre nos enfants fous.

Jocelyne Beaudet, Ph D, Psychologue, mère et grand-mère.
Soumis à cyberpresse le 6 mars 2012
Le secret du bonheur

Le secret du bonheur

Eudémonisme ou Hédonisme

L’eudémonisme (du grec : εὐδαιμονία / eudaimonía, « bonheur ») est un courant de la philosophie qui soutient que le « bonheur » est le « but ultime de l’existence humaine » et qu’il est accessible par la recherche de sens, l’engagement et l’actualisation de son potentiel.

L’eudémonisme se distingue de l’hédonisme qui soutient aussi que le « bonheur » est le « but ultime de l’existence humaine », mais qu’il ne serait accessible que par la quête du plaisir.

Tous s’entendent pour dire que le « bonheur » est le but ultime, mais les moyens pour y arriver diffèrent.

Dans notre société occidentale, la quête de plaisirs est mise de l’avant plan. On valorise et on récompense ceux qui semblent réussir et éprouver le plus de plaisir. Les revenus des « stars » du sport, du divertissement et des affaires en sont une éloquente démonstration.

Nous investissons davantage notre énergie dans la poursuite de plaisirs que ce soit l’argent, le pouvoir, le prestige, l’admiration, etc. Les médias et la publicité nous bombardent de messages qui nous laissent croire que le « bonheur » consiste à avoir cette nouvelle voiture, ou à faire ce voyage de rêve…

Il y a même une expression qui dit que les jeunes d’aujourd’hui cherchent le bonheur en tentant de vivre comme dans un « commercial de bière ».

Pourtant le « bonheur » semble de moins en moins accessible et la plupart d’entre nous considèrent que nous pourrions être plus heureux. La poursuite presque exclusive de bien-être « hédoniste »  aurait-elle un rôle à jouer dans l’augmentation fulgurante de la dépression, de l’anxiété, du taux de suicide, des dépendances de toutes sortes, de l’obésité, de la corruption, des maladies cardiaques, du diabète, de la violence, etc.?

C’est que l’accumulation d’expériences de plaisir ne garantit pas le bonheur, le bonheur  est souvent davantage lié à la recherche de sens, à l’engagement et à l’actualisation de son potentiel.

Demander à ceux qui sont heureux et ils vous le diront que ce qui les rend le plus heureux c’est de rendre ceux qu’ils aiment plus heureux, même si cela leur demande de sacrifier quelques plaisirs.   

 

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